François Hollande a estimé dimanche lors du défilé syndical du 1er mai qu'aujourd'hui le débat en France, "c'est de donner plus de travail".
"Aujourd'hui, le débat c'est de donner plus de travail, il y a encore plus de 2 millions et demi de chômeurs dans notre pays, car sans la reconnaissance du travail il n'y a pas de dignité", a-t-il déclaré alors qu'il s'apprêtait à défiler derrière la banderole de son parti aux côtés des syndicats.

"Il faut aussi valoriser le travail par sa rémunération plutôt que de promettre des primes dont on ne sait pas exactement ce que sera le niveau et le nombre de bénéficiaires", a-t-il ajouté.

Il a salué les syndicats sans lesquels "rien ne pourra se faire".

François Hollande a souligné que dans le projet du Parti socialiste "il y a cette volonté de faire de la démocratie sociale non pas simplement un accompagnement mais un véritable rôle", afin "qu'en début de législature il puisse y avoir une responsabilité partagée entre ce qui relève de la loi et de la négociation sociale".

Rappelant que le 1er mai est "d'abord une fête internationale", il a salué "ceux qui dans le monde arabe sont en train de lutter pour asseoir une démocratie".

Il a fustigé l'interpellation d'immigrés tunisiens estimant que "c'est un très mauvais message adressé à la Tunisie et aux peuples qui luttent pour la démocratie" : "L'attitude de la France doit être de les accueillir dans un permier temps pour les faire revenir dans un second temps dans leur propre pays une fois que la tension à disparu, que la démocratie a été installée".

 

 

    
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